Spécial troubles cognitifs


Qu'est ce que les troubles cognitifs ?



Ils étaient peu connus avant
il y a 50 à 60 % de troubles cognitifs dans la SEP

La SEP emmène un ralentissement dans le traitement de l'information



- Mémoire immédiate mais avec la SEP cela va la doubler
- Trouble de l'attention
- Trouble de la concentration
- Ne plus reconnaître nos difficultés
- On ne trouve pas toujours le mot que l'on veut
- La lecture : avoir une grosse attention donc apprendre à se monopoliser sur ce que l'on fait

Essayer de ne pas lire de gros romans


- Il faut se faire une organisation du quotidien (voir chapitre : petites astuces pour la mémoire)
- Difficulté d'élocution d'où un soutien possible avec une orthophoniste
- Problème d'articulation : idem


"j'ai une moins bonne mémoire et de difficultés à me concentrer",

"j'ai l'impression que mon cerveau fonctionne

au ralenti",...il s'agit peut-être d'un touble cognitif ?


Vers une meilleure connaissance des troubles cognitifs de la SEP

jusqu'à il y a un vingtaine d'années, les troubles cognitifs de la SEP étaient mal connus des professionnels

de santé. Depuis, les neurologues, aidés des neuropsychologues, ont appris à les identifier et à les analyser.

Ces dernières années, en particulier grâce au développement de réseaux de santé consacrés à la SEP,

un effort important d'information doit se poursuivre, notamment sur les récents développements

des possibilités de prise en charge de ces troubles.

Aujourd'hui, certains services neurologiques peuvent proposer, quand cela est nécessaire, des séances

de "rééducation" pendant lesquelles les patients qui présentent des troubles cognitifs font des

excercices pour améliorer leurs performances, et apprennent comment aménager

leur quotidien en fonction des difficultés qu'ils rencontrent.

Ces séances sont aussi l'occasion pour ces patients de reprendre confiance en eux...

étape nécessaire pour explo

iter le mieux possible leurs capacités.


Rappeler les conseils pour la prise en charge des troubles cognitfs est une nouvelle occasion

d'insister sur les bienfaits de la communication.

Rencontrer des difficultés cognitives peut entraîner un repli sur soi par peur de ne pas

être compris ou d'être mal jugé.

Cela peut également contribuer indirectement à une certiane irritabilité ou agressivité.

LE FAIT D'EN PARLER PEUT DIMINUER CES SENTIMENTS, ET MEME PARFOIS INSTALLER

UNE COMPLICITE BENEFIQUE AVEC VOTRE ENTOURAGE....


Les troubles cognitifs sont-ils fréquents dans la SEP ?

les troubles cognitifs sont assez fréquents dans la SEP, mais leur importance, et donc

leurs conséquences sur la vie quotidienne, sont relativement

variables d'un patient à l'autre. On estime que ces troubles sont observés chez 40 à 60 °/°

des patients atteints de SEP à un moment donné de leur affection, toute forme confondue

de la maladie (forme avec poussée ou forme progressive sans poussée) .

Ces troubles peuvent survenir précocement dans le déroulement de la maladie, mais il

sont alors généralement mineurs.


Quelle est la nature des troubles cognitifs? Quel lien éventuel ont-ils avec

le Handicap Moteur?


les troubles concernent principalement l'attention et la mémoire, ainsi que

l'organisation de stratégie, la planification, voire la réalisation de plusieurs tâches

en même temps (fonctions exécutives et mémoire de travail).

Le développement et l'évolution des troubles ne semblent pas liés à l'intensité du hancicap moteur.


Comment se manifestent les troubles cognitifs ?


Il s'agit le plus souvent de difficultés concernant la capacité à être attentif, en particulier

si cette attention doit être maintenue longtemps.

Il peut s'agir de difficultés de mémoire, plutôt pour les faits semi-récents ou récents.

Enfin, il peut s'agir de difficultés rencontrées dans l'organisation de l'activité professionnelle ou des

activités personnelles alors que cela se faisait sans probléme auparavant.


Comment peut-on rechercher et évaluer les troubles cognitifs ?


On peut dépister et évaluer la nature et l'importance des troubles cognitifs grâce à la 

réalisation de tests psychométriques plus moins complexes explorant différents domaines

des fonctions intellectuelles.

Ces tests sont habituellement pratiqués à la demande du neurologue par un(e)

neuropsychologue qualifié(e) qui déterminera la présence et précisera la nature des

difficultés rencontrées par le patient (troubles de la mémoire, de l'attention, du langage...).

Ils permettent également de vérifier que les plaintes ou les difficultés rencontrées par les patients relèvent

bien d'un trouble cognitif , et pas de difficultés psychologiques ou d'une fatigue.

En effet, des facteurs psychologiques (dépression, anxiété) et la fatigue peuvent

influencer les résultats des tests, et il faut toujours s'assurer de leur absence ou tenir

compte de leur présence dans l'interprétation des performances obtenues.


Quelle prise en charge des troubles cognitifs peut-on proposer chez les patients atteints de SEP ?

cette prise en charge doit s'effectuer en 2 temps :

* il s'agit tout d'abord d'identifier cliniquement le trouble cognitif éventuel, même si le patien ne s'en

plaint pas spontanément. C'est d'abord l'interrogatoire du patient et de l'entourage qui permettra

de suspecter les troubles, en identifiant par exemple des difficultés attentionnelles, de mémoire

ou des difficultés au travail, indépendantes de la fatigue ou des autres symptômes.

S'il y a plainte spontanée ou que l'interrogatoire dépiste des troubles cognitifs.

Ceux-ci pourront alors être évalués par un(e) neuropsychologue pour en confirmer ou non l'existence et

préciser la nature.

* l'étape suivante concerne la prise en charge à proprement parler.  En cas de dépression, d'anxiété ou

de fatigue intense, on essaiera déjà de traiter ces symptômes, ce qui ne pourra que contribuer à une

éventuelle amélioration des troubles rencontrés.

Si le sujet a une activité professionnelle, il faudra évaluer avec le médecin du travail le

retentissement des troubles sur l'emploi, dans le but d'une éventuelle réorganisation du poste, d'une

réorientation ou de la mise en place d'une protection sociale du patient.

Enfin, dans un futur proche, il est envisageable que des traitements spécifiques des troubles cognitifs

voient le jour.

 

Professeur Gilles DEFER

Service de Neurologie, CHU de CAEN



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