Spasticité et Sclérose En Plaques

Spasticité et Sclérose En Plaques

La spasticité est un symptôme fréquent, d'intensité variable et responsable en partie des troubles moteurs liés à l'atteinte

du systéme nerveux central. Elle est secondaire à une à une hyperexcitabilité du réflexe d'étirement. Elle se définit lors du mouvement,

par une augmentation du tonus musculaire (hypertonie) dépendant de la vitesse d'étirement du muscle.

 

Dans la SEP, la spasticité affecte plus volontiers les membres inférieurs que supérieurs. La spasticité des extenseurs de jambes par exemple

(quadriceps) peut gêner les mouvements et plus particuliérement la marche. En revanche elle peut être intéressante dans certain cas où elle

représente une béquille physiologique permettant de réaliser les transferts ou de maintenir la station debout.

 

La spasticité peut s'accompagner de mouvements involontaires appelés spasmes, clonus. Ces mouvements involontaires surviennent lors de

l'initiation du mouvement et/ou au repos notamment en fin de journée ou la nuit sous la forme de "tremblements".

La spasticité est aussi responsable de modifications des propriétés élastiques du muscle et le raccourcissement  qu'elle induit peut provoquer

des rétractions musculo-tendineuse. Dans ce cas une rétraction du tendon d'Achille (tendon du muscle du mollet) va entrainer un pied en équin

(défaut de redressement du pied) responsalbe d'un accrochage de l'avant pied lors de la marche.

 

La spasticité est un symptôme fluctuant dans le temps avec parfois un véritable "dérouillage matinal", elle peut aussi s'intensifier en fin de journée

avec la fatigue. D'autres symptômes liés ou non à la maladie peuvent aggraver la spasticité tels que la fièvre, une infection urinaire, une constipation,

un ongle incarné... elles représentent des "épines irritatives" qu'ils convient de traiter spécifiquement.

Le traitement de la spasticité fait appel à des techniques de rééducation fonctionnelle visant à inhiber la spasticité (étirements spécifiques, postures,

reprogrammation neuromotrice). S'y associe différentes thérapeutiques médicamenteuses par voie orale (exemple : baclofène) ou injectable

(toxine botulique/bacloféne intrathecal).

 

Dans un avenir proche l'utilistion des dérivés cannabinoïdes devrait venir élargir l'éventail thérapeutique de la spasticité, en effet les études ont montré

une efficacité sur ce symptôme invalidant .

L'objectif principal d'un traitement antispastique doit rester fonctionnel et ajustable en fonction de l'intensité de la spasticité c'est dire toute l'importance

de l'éducation du patient à la gestion de ce symptôme invalidant.

Fondation ARSEP juin 2014

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